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26 octobre 2015

Cheikh Khaled Bentounes : Les sources du Soufisme

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« Si l’islam est un corps, le soufisme en est le coeur, on y réapprend à goûter la saveur de Dieu dans le silence de l’instant. »

Si le soufisme fait partie de l’islam, il en est la partie la plus subtile. Considéré comme « trop spirituel » pour certains, il peine à s’intégrer au début dans l’islam. Pour le cheikh : « À notre époque, la confusion est grande entre spiritualité et religion. Et il s’avère même que certains religieux craignent, voire condamnent, le temporel et le spirituel ». Entre la loi (charia) et la vérité (haqiqa) : si la première est un moyen d’adoration, une aide et un garde-fou permettant à l’homme de vaincre ses passions, d’atténuer son égoïsme et d’ouvrir son coeur à la générosité et au respect d’autrui, la seconde lui permet de vivre l’intime expérience de la présence divine. Par ailleurs, la loi, ou charia, en elle-même, s’avère impuissante et dénuée de sens si elle se pratique sous la contrainte : « Pas de contrainte en religion… », affirme clairement le Coran (sourate 2, verset 256). Si une minorité d’islamistes appliquent de façon rigoureuse la charria et font de l’islam une idéologie politique radicale, ils ont inversé le sens véritable du djihad. Ce devoir religieux qui consiste à « faire un effort dans le chemin de Dieu » est détourné de sa vocation première par des fanatiques avides de « guerres saintes » d’un autre temps.

« L’action de l’homme vertueux d’oeuvrer pour le bien dans la société au sein de l’humanité devient alors une nécessité pour sa quête et un impératif dans sa relation avec le divin, et non seulement un devoir moral ou religieux. Elle est le salut de l’âme ici-bas sans attendre de récompense future dans l’au-delà. C’est le chemin de l’amour désintéressé qui conduit vers la paix… » Extrait tiré de l’article « Revenir vers le miséricordieux », Témoignage chrétien, septembre 2000. En 2015, Aisa organisait un colloque international sur l’islam spirituel et les défis contemporains les 28 et 29 septembre dernier à la Maison de l’Unesco à Paris. Salam Magazine – Patrice Auro (www.2012etapres.fr) – Journaliste humaniste et holiste.

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