bt_ecosoc

Notre Message l’Espérance. Notre Voie la Paix. Notre Choix le Mieux Vivre Ensemble.

Notre Message l’Espérance. Notre Voie la Paix. Notre Choix le Mieux Vivre Ensemble.

bt-donation-orange
bt-member-orange

Menu

bt_ecosoc

Notre Message l’Espérance. Notre Voie la Paix. Notre Choix le Mieux Vivre Ensemble.

Notre Message l’Espérance. Notre Voie la Paix. Notre Choix le Mieux Vivre Ensemble.

bt-donation-orange
bt-member-orange

afficheUnesco-1110

L’ISLAM SPIRITUEL : UNE ÉCOLE POUR LA TOLÉRANCE ET LA CONVIVIALITÉ

 

Ouverture par Ann-Belinda Preiss (Unesco), Mohamed Aissa ministre des affaires religieuses de la République Algérienne et cheikh Khaled Bentounès (Président fondateur AISA ONG Internationale).

 

Mohamed Aissa a dressé un tableau du Cheikh el-Alâwî comme réformateur humaniste dont la vision prospective suscite l’intérêt des nouvelles générations, constitue un apport précieux pour relever notre défi commun : le rétablissement de la confiance envers l’islam face aux extrémismes religieux.

 

Ann Belinda Preiss a insisté sur le fait que les leaders religieux ont une influence morale et qu’il existe une quête grandissante du sens de la vie, face à la violence qui elle, est la résultante d’une absence de spiritualité.

 

Cheikh Khaled Bentounes a rappelé l’importance de l’événement pour l’ordre soufi Alâwî et l’opportunité de saisir cette occasion pour montrer l’autre visage de l’islam, d’œuvrer en faveur d’une humanité Une, dans le contexte d’un monde qui dérive vers un avenir incertain, sans âme.

 

Bariza Khiari (sénatrice de Paris) a conclu cette présentation en revenant sur la personnalité extraordinaire du Cheikh el-Alâwî, maître spirituel ayant apporté à son siècle la paix entre toutes les créatures sans distinction, et une solidarité agissante. Elle a rappelé qu’il avait combattu l’extrémisme religieux.

 

Conférences et intervenants (matin) :

 

Ont été abordés successivement, la dimension universelle de la pensée du cheikh el-Alawi (Denis Gril), l’apport de l’héritage prophétique dans la doctrine soufie (Tayeb Chouiref), l’investissement médiatique et journalistique, outils pour changer le monde (Yacine Benabid), l’influence du cheikh sur les convertis français dès 1924, Valsan, Schuon, Buckardt …(Slimane Rezki), les parallèles entre l’Emir Abd-el-Kader et le cheikh el- Alawi, deux soufis en avance sur leur temps (Neema Ghenim), la cosmologie chez le cheikh (Inès Safi).

 

Tous les intervenants reconnaissent l’universalité de l’œuvre et des actions du Cheikh el-Alâwî, sa modernité. Son enseignement ne s’adresse pas aux tenants d’une seule religion. En être universel, il contemple Dieu dans chaque chose, et la clé de la contemplation c’est l’homme universel que tout homme porte en lui.

 

De même, pour qui cherche à saisir ce qu’incarnait l’enseignement du prophète, défi de l’islam contemporain, son héritage est à même de nous aider à le relever. Enfin, ce spirituel a posé les éléments du débat contradictoire avec les moyens modernes de l’époque, dont le journalisme.

 

Son œuvre « Miftah ech-chouhoud – la clé du témoignage », est une vision du monde, à la fois inspiration, réflexion et science, avec un renversement de perspective, message porteur pour un temps à venir.

 

 

Table ronde 1 (après-midi) : Soufisme et humanisme

Modérateur : Jean Pierre Perrin

 

“ Les soufis ont (…) promu l’humanisme spirituel qui manque tant à notre époque ; ils ont été, et demeurent, des passeurs entre les religions et les cultures. D’évidence, c’est cette ouverture que les intégristes islamistes combattent lorsqu’ils dénigrent et détruisent le patrimoine soufi, ses mausolées et ses manuscrits. »

 

Les conférenciers nous ont entretenu tour à tour, de la diversité comme condition du monde vivant et de l’humanisme (Boris Cyrulnik), de la dimension humaine de l’islam (Suad Hakim), des poètes persans comme maîtres de vie nous montrant la voie vers la paix, l’Amour et la réalisation de soi (Leili Anvar), de la promotion d’un humanisme spirituel par les soufis où réside le seul vrai espoir en l’homme (Eric Geoffroy).

 

Il a été affirmé que la seule réponse à l’islamisme n’est pas le soufisme, ou le bâtin (ésotérisme), mais le sécularisme de la religion. Les soufis sont des passeurs, ils montrent par leur enseignement l’humanité de l’islam, défendent la diversité. Mais le soufisme nous invite aussi à nous battre et à débattre, et la poésie soufie est le lieu où l’on peut dire ce qui n’est pas possible avec les mots ordinaires.

 

Le cheikh Bentounès a clôturé le débat en mettant en garde contre le faux clivage qui oppose chiisme et sunnisme, lequel est exploité idéologiquement. Nous avons le devoir de dire à nos enfants que c’est l’islam.

 

Table ronde 2 (après-midi) : l’islam, une réforme nécessaire

Modérateur : Abdennour Bidar (Philosophe)

 

L’idée de réforme est omniprésente en islam. Les premiers siècles de l’islam se caractérisent par une audace intellectuelle que ne soupçonnent pas la plupart des musulmans contemporains. Mais la pensée islamique, ouverte à l’évolution, a subi une lente dégénérescence dûe à l’usure du temps. Ne doit-on pas s’interroger sur les raisons qui font que les sociétés musulmanes ne parviennent toujours pas à pratiquer un aggiornamento pour relever les nombreux défis du monde contemporain ?

 

Les questions soulevées par cette thématique ont été abordées sous différents angles : l’inféodation du religieux au politique et le rôle que pourraient jouer les soufis dans la réforme (Saad Khiari), donner à voir une autre réalité de l’islam (Dominique Reynié), la dimension universelle du message spirituel du cheikh el-Alawi, la liberté de conscience et l’absence de tout prosélytisme (Khaled Roumo).

 

L’islam est malade, « mais quand les hérétiques sont si nombreux, il faut s’interroger sur l’orthodoxie ».

Le temps de la réforme ou de la refondation de la pensée islamique est-il venu ? Trois chantiers titanesques sont à ouvrir : celui de la liberté de conscience, de l’égalité ontologique des êtres, de la désacralisation de la violence. C’est un appel à sortir des clôtures dogmatiques dont parlait M. Arkoun, à dépasser les systèmes juridiques, qui a été lancé.

 

Nos cœurs saignent devant l’actualité du monde. Nous devons prendre le risque de la liberté, avoir une direction pour sortir de l’insoutenable.

 

Le spectacle de « Ali Faïz, Qawali du Pakistan », en soutien au Vivre Ensemble, est venu clôturer la première journée.

[/vc_column][/vc_row]